mardi 4 août 2009

Mélissa prie pour son pardon

Face à Belphégor, à Lucifer, à Belzébuth, à Mammon, à Satan et au Léviathan, j’ai cédé parce que dans tous ces péchés, je n’ai pas honte de me prétendre imparfaite. Mais le démon à qui j’ai cédé le plus facilement, le plus intensément et le plus fidèlement est Asmodée. Parce qu’avec toi, il n’est pas envisageable de résister. Alors je brûlerai en enfer et je m’embraserai. Tant pis pour l’absolution : je n’en ai que faire si c’est pour toi que je me consume. Tous les prêtres de la Sainte Eglise ne suffiront pas à m’exorciser. Dans les bras d’Asmodée, ce sont au creux des tiens où je me cacherai. Le paradis serait un enfer si je ne t’y retrouve pas. Pas de purgatoire pour moi, encore moins d’anges ailés. Cupidon est trop occupé à se perdre dans les chansons d’Aldebert pour me viser. Dieu ne peut pas avoir la prétention d’être le seul à être aimer. J’ai croqué l’hostie avec du guacamole devant ma télé. Je ne suis plus à un blasphème près avec toi. J’ai déserté les églises car tu es ma seule Bible. « N’en déplaise à Dieu, ce n’est pas en lui que je crois. Je n’ai d’yeux que pour toi ».
J’ai tué tous les apôtres, jusqu’au treizième : je ne supportais pas que d’autres t’idolâtrent. J’ai prêché dans le monde entier ton culte, non pour convertir les païens mais pour affirmer ma foi en ton nom. Je suis devenue une fanatique. Ma danse liturgique t’est destiné, à toi qui me voit où que je suis. Tu es mon Tout. Pas de carême au sein de ton corps. Tu m’as ressuscité par deux fois. J’ai conservé mes draps en relique : ils sont devenus le suaire de ta présence.
Amen

lundi 3 août 2009

Mélissa est folle (dialogue schizophrène)

Je m’appelle Mélissa. Ou pas. J’aime les nuages en forme de cœur et les kinders surprise. Non mais quelle cruche celle-là ! Moi, j’aime les crustacés. On t’a rien demandé à toi. Quand je serai grande, je serai Une Connasse d’. infirmière. Hihhi, j’l’ai bien eu. J’aimerais avoir un chihuahua. Le truc qui ressemble à un chat peureux ? Ben ouais, je crois qu’on a définitivement perdu la blonde, elle a sombré ! Ahhh meeerde ! Je ne veux pas de ça ! et je l’appelerai Conan le Barbare. Ok Alpha Zoulou Roger, on a retrouvé Mélissa ! Bon travail, Sergent, rentrez à la base maintenant. Ma couleur préférée, c’est évidemment le rose. Non le rouge. Moi je préfère le vert. Moi le jaune. Ben c’est qui celui-là ? Parce que vous croyez vraiment être seuls là-dedans ? Eh ! Les parenthèses nous appartiennent ! C’est vrai, il a raison : vous envahissez tout. Autant pour les rêves, on a laissé faire, mais là les délires éveillés, c’est notre terrain ! Ohlala j’ai peur ! Et les mecs, vous fâchez pas ! Ouais elle a raison. Putain, vous sortez d’où, vous ? Ben de la Sur-Moi Bith, bien-sûr ! Euh..ok mais on s’en fout, on était là les premiers alors vous faites place libre maintenant sinon… Ah ouais, sinon quoi ?

Spiiiiiiiiicht !

- aspirine -

Mélissa voyage, voyage...ou pas

Si ce que dit Lulu est vrai, alors je dois le retrouver. En comprenant pourquoi, je pourrai avancer (de nouveau à ses côtés ?) Symbole de déception que les hommes portent inévitablement en eux, je dois, paradoxalement, lui parler si je veux donner une chance à l'autre. Ah ! S'il m'avait écouté, on n'en serait pas là ! L'idée d'y aller me hante...
Je ne peins plus, de peur d'échouer à mettre sur la toile, les couleurs de ma tête. C'est exactement la même raison qui m'a retenu jusqu'ici. Et s'il était heureux finalement? Et si je venais tout bouleverser juste pour...rien ? Et s'il était devenu gros, laid, tel qu'elle le pronostique ? Pire encore, et s'il me trouvait grosse et laide?

Finalement quel confort que de se vautrer dans des souvenirs modelés à mon aise ? Dire que je me moquais du Renard incapable de discerner le vrai du faux : je ne vaux pas plus que lui.
RE-SAISI-SSEMENT ! Tu ne seras ni gros, ni laid, et moi non plus d'ailleurs. Tu seras juste absent, comme tu l'as toujours été. On me dira que tu es parti dans une nouvelle ville, dans une nouvelle vie.
Je ferai chou blanc comme on dit. Mais les choux avec de la sauce béchamel, ça tue ! Alors je me consolerai parce que c'est la meilleure chose que je puisse faire.

Et je n'irai pas encore le voir cette année. (J’attends la crise de la quarantaine pour bien ruminer ma frustration)

Mélissa aime Volo

T'es belle quand tu souris
T'es belle tout le temps
T'es belle même quand tu ris
Et qu'on voit tes dents.
T'es belle quand tu rougis
T'es belle en toutes circonstances
T'es belle même quand tu fais une blague pourrie
En plein dans un silence.
T'es belle quand tu te trompes
T'es belle quand tu t'entêtes
T'es belle, je m'en rends compte,
Même quand t'as l'air bête.
T'es belle quand tu t'énerves
T'es belle sans te mentir
T'es belle même si, quand tu t'énerves,
C'est pas le moment de te le dire.
Déjà du temps de mes amours vagues
J'étais sourd au fracas de leurs écumes
Et comme l'amour m'a toujours fait des blagues
J'dois être aveugle, je présume
T'es belle quand tu bois
T'es belle quand t'es bourrée
T'es belle quand tu marches pas droit
Et qu'tu sais plus parler.
T'es belle quand tu dors
T'es belle quand tu ronfles
T'es belle, c'est ça qu'est fort,
Même quand tu m'gonfles.
T'es belle mal réveillée
T'es belle et je te jure
Que t'es belle même quand t'as été coiffée
Par tes couvertures.
T'es belle quand tu m'reproches
De pas être honnête avec toi
Mais t'es belle même quand tu te trouves moche
Alors je le garde pour moi

samedi 25 juillet 2009

Le 8ème jour, il créa le doute

Ma motivation ? Les regrets que je lui accorde, lui donne et lui reprend.Infidèle que je suis jusqu'à ma propre déception.
Lorsque son ventre est devenu plus large, il a été à la fois fasciné et répugné. Il admirait le corps svelte des naïades, tout en poussant Gaïa qu'il avait lui-même conçu. Comme un demi-dieu qui traîne sa culpabilité. Dans nos regrets, nous nous retrouvons, mais seulement en rêve tel qu'il aime le dire, à condition que je pense suffisamment à lui. Entretenir le mal en attisant le feu avec des (em)bûches.
Impossible pour lui de l'abandonner : il s'est converti à un autre culte désormais. Elle tient ce cadeau entre ses reins comme un poison auquel il n'est pas possible de résister.
"Défense de monter sur l'échafaudage" dit la pancarte. Alors il la contourne car en fermant les yeux, c'est un nouveau monde qu'il imagine.
Certains jours, il est pourtant heureux, mais il ne distingue plus le plaisir du bonheur: le premier éphémère et animal ne remplace pas l'orgasme du second. Ne te trompe pas de cible.
Train-train. Il l'a raté. Un peu trop tard comme le corbeau de la fable, il se dit qu'on ne l'y prendra plus. Trop tard, à jamais trop tard.
Il faudrait apprendre à nous pardonner. Il ne peut pas y avoir que de mauvais souvenirs entre nous.

Mes "te iubesc" ne te sont plus destinés. Les tiens non plus. Le Sud n'est qu'un point sur un carte, et la Sambuca, un alcool trop fort. Ce message n'est pas pour toi, mais toujours pour Lui parce qu'à chaque fois que tu me décevras, c'est vers Lui que je me tournerai. C'est Lui que j'accuserai, incapable de Lui pardonner. Convertie à Son culte, c'est un Dieu que je déteste aimer.