mardi 16 février 2010

Mélissa ne dit pas "Je t'aim"

Dimanche, c’était la Saint Valentin. La veille, je suis allée chez l’esthéticienne. La dame touche-pipi me demande si je veux une épilation particulière pour mon amoureux. «Je ne sais pas, c’est la première fois pour moi », et elle a pensé que c’était la première fois que j’avais un amoureux. Résultat : elle m’a regardé surprise (à 25 ans, je passe encore pour une vierge ?) alors que je voulais simplement lui signifier que je ne pratiquais pas régulièrement le « 1 2 3 Poil » avec une inconnue.

Du coup, je me suis demandée ce que signifiait vraiment la Saint Valentin. Entre les chocolats et les roses, j’avais fini par croire que c’était quelque chose que l’on achetait, consommait et oubliait.

Attention : références Wikipédia (donc évidemment c’est du lourd)

« À l’origine fête de l'Eglise catholique, le jour de la Saint-Valentin n’aurait pas été associé avec l’amour romantique mais avec l'amour physique. » En gros, c’était le jour férié des Serials Fuckers. Rien à voir avec les niaiseries d’aujourd’hui, j’aime casser le romantisme quand j’en vois.

« On estime qu’environ un milliard de ces cartes sont expédiées chaque année à l’occasion de la Saint Valentin. On estime aussi que 85 % de ces cartes sont achetées par des femmes. » Les femmes sont parfois très pathétiques : supposant à l’avance (et correctement) que les hommes ne leur offriront pas de cartes, elles prennent les devants, espérant ainsi faire culpabiliser le destinataire de la lettre, qui ne manquera pas (pensent-elles !) de leur envoyer une carte l’année suivante, réparant ainsi l’injustice commise par ces mâles sans scrupules (la phrase est longue mais un cheminement réflexif féminin est long lui aussi). Femmes de tous pays, ne soyez pas naïves : les hommes se montrent romantiques seulement lorsqu’ils ne sont pas assez beaux pour vous choper autrement. On fait ce que l’on peut avec ce que l’on a.

Il n’y a que trois manières d’aborder la Saint Valentin : soit on est jalouse de ne pas avoir de Valentin pour partager cet instant magique (J’ai résolu ce problème en appelant mon serpent domestique « Valentin » et pour sa fête, je lui laisse bouffer 2 souris blanches et fragiles. Bien fait !) Soit on est en couple et on se dit que c’est pathétique d’attendre un jour particulier pour se dire « Je t’aime » (mais en vrai, on espère quand même recevoir des fleurs, des chocolats et un menu au Flunch payé en tickets Resto) Soit on trouve que la Saint Valentin, c’est le jour le plus important pour les amoureux et on est trop contente d’offrir à son chéri, le cadeau qu’on a cherché pendant des semaines (un collier avec un pendentif en forme de cœur cassé, avec chacun sa partie) Ah ! J’ai oublié de préciser que dans le dernier cas, on a 12 ans ½. (A 12 ans, le ½ est super important).

Johnny ne m’a pas emmené passer le week-end dans un Campanile, n’a pas payé 120 euros un MacDo tout pourri, ne m’a pas couverte de cactus…Et c’est pour tout ce qu’il n’a pas fait que je l’aime…parce qu’en réalité j’avais complètement oublié que c’était la Saint Valentin !

dimanche 31 janvier 2010

Mélissa écoute la bonne parole

Celui qui n’a jamais tenté de suivre une recette du début à la fin, ne peut savoir que malgré les instructions, il reste toujours une part d’initiatives personnelles. « Rajoutez une pincée de sel » : c’est gros comment une pincée de sel ? Je n’ai que du poivre, ça fera l’affaire ?

De la même manière, tous les guides et manuels de développement personnel tentent de montrer à leurs lecteurs la lumière à suivre. Foutaises. C’est à vous seul de concevoir votre propre recette. Et puis un livre titré « Comment ne plus se suicider » ne m’inspire guère confiance !

Alors dans les dédales des relations, qu’elles soient personnelles ou professionnelles, qu’est-ce qui peut vous guider ? Vous pouvez tirer à pile ou face, lire les cartes ou le marc de café, demander conseils à votre mère, peser le pour et le contre, mais… il me semble que tout cela est soit trop, soit pas assez rationnel. Et puis si votre mère vous donne des conseils après avoir tirer les cartes en buvant du café –pile – avec du sucre, alors on ne s’en sort plus.

Et si on faisait confiance en notre instinct ? Après tout, c’est lui qui nous a permis d’éviter le lion préhistorique (le lion qui précisément faisait la gueule à son dentiste) et ainsi de survivre. Il doit être plutôt efficace, cet instinct transmis de générations en générations, depuis le temps des cavernes.

Personnellement, mon instinct est faible, comme celui de la majorité des femmes. Non, pas de « ooouuuhhh ! », je vous rappelle quand même que nous étions plus souvent planquées dans la caverne qu’à combattre les prédateurs à mains nues manucurées. Donc mon instinct est faible… mais je le dope aux amphétamines pour qu’il soit davantage vaillant (oui comme le pigeon).

Lorsque vous rencontrez quelqu’un pour la première fois, la première impression (celle qui est censée compter) vous indique si vous pouvez faire confiance à la-dite personne ou s’il est préférable de fuir. Voici la plus simple représentation de votre instinct millénaire. Et pourtant on s’obstine si souvent à l’écouter, on s’efforce de connaître mieux la personne pour éviter que nos amis nous accusent de jugement hâtif. Encore une fois, foutaises. Ce n’est pas parce que tout le monde croit qu’on a tort, qu’on a réellement tort. Après tout, le terre est-elle plate ou bleue comme une orange ?

mardi 22 décembre 2009

Instant culturel avec Mélissa

Encore un exemple que la publicité nous prend pour des cons. N'y voyez aucun jugement de ma part, je me fais suffisamment prendre au jeu pour qu'une fois je puisse dénoncer la stupidité avérée de mes con - citoyens.
En ce moment, ce sont les fêtes de Noël (si, si je vous jure ! ce qui explique toutes ces lumières clignotantes au moment du Sommet de Copenhague, du soit-disant réchauffement climatique sous 50 cm de neige et d'économie d'énergie...mais c'est une autre histoire). Donc, disais-je, ce sont les fêtes de Noël et la période adéquate pour une crise de foie. A la radio, j'entendais ce matin, une publicité pour le foie gras de la Comtesse du Barry (à ne pas en douter, elle devait effectivement avoir le foie gras), dont le slogan magistral est "redonnez ces lettres de noblesse au foie gras".
Jusque là, rien de très choquant...si vous ne connaissez pas la Comtesse du Barry.

En effet, cette tendre demoiselle était la maitresse de Louis XV. A l'origine, c'était une roturière (pour ne pas dire une catin) à qui le roi a donné des titres de noblesse pour la faire accepter par la Cour. Ce qui a évidemment royalement échoué : les riches appréciant peu qu'on occupe leur espace vital (les riches et les nazis).
Si vous voulez vous instruire, je vous laisse ce lien : http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article=126

Bref la Comtesse du Barry n'est pas exactement ce que l'on peut appeler une noble de sang. Et utiliser son nom pour du foie gras n'est pas flatteur pour la dame. Mais ce slogan est surtout soit un pur mensonge (Le canard qui a donné son foie avait-il le sang bleu ?) soit d'une immense ironie (Ce foie gras est produit en Chine par des petits enfants innocents mais si le roi est ok, on peut lui donner des titres de noblesse).

Donc je suis choquée. Pas de la manière dont est fait le foie gras (veux pas y penser, c'est trop bon pour être gâcher avec des considérations BB) (comprendre Brigitte Bardot et non Bebe Brunes : merci), mais je suis choquée de l'utilisation abusive d'un nom qui ne signifie pas grand chose en l'occurrence ici. N'y avait-il pas assez de nobles pour être obligé de choisir la Du Barry ? Il est vrai que la famille Royale Canin a déjà subi de forts outrages. Labeyrisme fait des rimes en -isme pour vendre son foie gras (décidément) : épicurisme, islamisme, culturisme. Si elle avait su, la Comtesse de Ségur aurait écrit les malheurs de la Grande Sophie et aurait gagné des royalties sur la vente de vinyles.

Et le pire...vous savez quel est le pire ?
Ces produits promus par des riches ne seront jamais achetés par des riches. On nous prend vraiment pour des cons (disent deux chattes en regardant des images de chattes).

vendredi 11 décembre 2009

Mélissa est hash been

Il faut absolument que je trouve autre chose à faire. Indéniablement ce job manque de créativité. J’ai peut-être fait trop d’emplois étudiants, où je ne m’investissais pas, où je me contentais de faire ce que j’avais à faire sans me tracasser davantage. C’est comme si ce job était un job étudiant mais sans le foutisme qui normalement prédomine. Pas envie d’aller travailler, je reste au lit. Besoin d’argent, je me motive en comptant les sous que j’engrène en étant à mon poste (jamais assez à mon goût évidemment) Aujourd’hui pas de compromis possible.

-« Fais plus d’heures » qu’ils me disent.
- « Mais comment ??? Les journées ne font que 24h ! »
- « Viens plus tôt et pars plus tard »
- « Mais j’ai aussi envie d’avoir une vie à côté, avec des amis, du repos, des clopes, de l’alcool, le sida… une vie normale quoi ! »
-« Bah, ça ne sert à rien. Ici, tu t’accomplis » (véridique, ils ont osé !)

Non, ici, je démissionne. Je vous ai déjà parlé de mes collègues mais je n’ai pas évoqué les horaires stakhanovistes, le salaire communiste et l’intérêt suisse de mon job. Je voulais de l’international, me voilà servie !

Bon en réalité, je démissionne, seulement dans ma tête et de manière très passive (comme toutes les femmes, no comment), car j’ai besoin de gagner de la monnaie échangeable avec des biens consommables, ou fumables ou habitables. Alors quitte à faire des heures, je m’économise. Je n’en glande pas une mais mon patron est content parce qu’il me voit rester longtemps au bureau.

Trop fastoche… Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? « Par professionnalisme » m’a dit ma mère. Et pour la première fois de ma vie, je me suis rendue compte que ma mère aussi pouvait raconter des bêtises.

jeudi 3 décembre 2009

Mélissa va à l'église...pour baiser le curé

L'avènement du christianisme a favorisé l'essor du capitalisme. En instaurant le sexe comme tabou, la religion a réussi à contrôler les dérives psychologiques. Dans un monde sans tabous, nous remettrions volontiers le sexe au centre même de toutes nos activités, personnelles (ça c'est déjà fait) et professionnelles évidemment !
Il parait que nous pensons au sexe toutes les 2 min (j'aimerais bien connaître les pervers qui ont fait péter les scores en réalisant cette étude). Donc quel serait ce pourcentage si la religion ne nous maîtrisait pas ?

"Merci Monsieur le Prêtre, j'ai bien compris que je ne dois pas y penser mais vous pouvez vous retirer maintenant ?" (oh... je plaisante)(...je ne suis pas un petit garçon) Bref nous nous contrôlons, nous et nos pulsions, grâce (ou à cause) de la moralité judéo-chrétienne. Il me semble cependant que sans les tabous ainsi instaurés, le monde serait vraiment différent.

Professionnellement, la promotion canapé n'aurait plus cours puisque l'on coucherait tous ensemble, sans que ce soit une monnaie d'échange ou d'évolution. Fort à parier que nous passerions plus de temps à la copulation qu'au business. Les réunions du Conseil d'administration seraient des partouzes mémorables.
Le médecin prendrait la température de ses patients avec son sexe. Pas de distinction hommes-femmes car ce sont de simples considérations culturelles.
En réclamant des miches, le client se retrouverait avec les seins de la boulangère dans son panier.
Très très fâchée, la banquière réclamerait de recouvrement de votre découverte sous peine d'une vilaine punition.

Bref, la vie serait une chaîne TV de films pornos
illimitée (il parait que des mecs ont éteint leur TV et ont perdu leur abonnement gratuit au câble...), ce qui me donne très envie de blasphémer.